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  • Photo du rédacteurF. Coy

Une alimentation pour lutter contre le SOPK



SOPK : une alimentation spécifique

Le SOPK touche environ une femme sur sept.


Il entraîne de nombreux symptômes, qui varient d’une femme à l’autre.

Parmi ces principaux symptômes on retrouve notamment une hyperpilosité (hirsutisme), de l’acné, des troubles de l’ovulation (il représente la première cause d’infertilité féminine) ainsi qu’un syndrome métabolique (hyperglycémie, dyslipidémies, hypertension artérielle) généralement lié à un surpoids.


Les femmes atteintes de SOPK ont donc un risque plus élevé de développer une insulinorésistance, un diabète ainsi que des maladies cardiovasculaires.


Une alimentation adaptée pourrait aider à diminuer les symptômes ainsi que les risques associés.


Des études scientifiques ont mis en évidence deux principaux moteurs au SOPK : l’inflammation chronique de bas grade et une résistance à l’insuline, tous deux engendrent la surproduction d’androgènes qui est la cause de ton syndrome.


1ère étape : une alimentation équilibrée et variée


Avoir une alimentation équilibrée est la base de toute prise en charge nutritionnelle ! SOPK ou non. Et varier ses aliments est indispensable pour diversifier ses apports en vitamines et minéraux et ainsi éviter toutes carences.


Alors comment faire en pratique ?

Compose des assiettes équilibrées avec :

  • Une part de légumes et de fruit

  • Une part de féculents

  • Une part de protéines

  • Une lichette de matière grasse

Des conseils sur les quantités adaptées à vos besoins se feront pendant les consultations.


2ième étape: une alimentation à charge glycémique bas


Le problème dans le SOPK est principalement la résistance à l’insuline que l’on retrouve chez un très grand nombre de femmes atteintes.

La glycémie doit être la plus stable possible, pour cela :

- on favorisera des aliments à index glycémique bas

- on optimisera l'apport en oméga 3

- on évite le grignotage de produits sucrés en dehors des repas

- on continue de faire des collations si on a faim

- on favorise les cuissons al dente.

....


Tout ce qu'il faut comprendre c'est éviter les piques de glycémie.... Alors lors des suivis on mettra en évidences toutes les astuces pour y faire face.



3ièmeétape : de la variété dans l'assiette


les radicaux libres vont accélérer les risques d'inflammations.

Les polyphénols permettent de contre carré l'action des radicaux libres.


- varier le plus possible les légumes, les fruits.

- thé vert ( en dehors des repas), curcuma, gingembre, cannelle ont de puissants polyphénols




4ième étape : Les aliments à tendances inflammatoires


L’inflammation étant un des principaux moteurs du SOPK, il faut limiter (et non supprimer !) certains aliments qui peuvent favoriser ce terrain inflammatoire.


Aliment n°1 : le sucre !

L’ingestion de sucre va augmenter la glycémie

Pour limiter ta consommation je conseille de préparer des gâteaux maison avec moins de sucre que sur les recettes.


Évite également les sodas ainsi que les jus de fruits. En effet, dans un verre de jus de fruits, il y a une quantité assez importante de sucres (fructose) et peu de fibres.


Aliment n°2 : les produits laitiers d’origine animale (lait, yaourt, fromage, petit-suisse etc.)

Le principal problème avec les produits laitiers d’origine animale est les perturbateurs endocriniens contenus dans leur matière grasse ainsi que les hormones naturelles qu’ils peuvent contenir. C’est pourquoi il est intéressant que tu les limites à deux par jour.


Tu peux bien évidemment varier avec des équivalents végétaux (amande, noisette etc.).

Par contre, attention au lait de coco trop riche en acide gras saturé


Il est important de noter qu’aucune étude scientifique n’a prouvé de lien entre l’inflammation et le lactose.


Aliment n°3 : certaines viandes (la viande rouge, les viandes grasses et la charcuterie)

Ces viandes ont tendance à être pro-inflammatoires du fait de leur teneur en acides gras saturés à chaînes longues. C’est pourquoi, je conseille de limiter leur consommation à 1 fois par semaine et de favoriser les viandes maigres telles que la volaille.


Aliment n°4 : l’alcool

Boire de l’alcool quand on a un terrain inflammatoire c’est jouer avec le feu.

Donc réduire à 1 fois/ semaine.


5ième étape : des perturbateurs endocriniens


Les perturbateurs endocriniens peuvent donc dérégler ton fonctionnement hormonal et avoir des effets néfastes sur ta santé !

  • Préférer les fruits et légumes bio

  • Favoriser les produits alimentaires avec des listes d’ingrédients courtes, ne contenant pas de nombreux additifs.

  • limiter les contenants alimentaires en plastique.

  • Favorise les produits d’hygiène et les produits ménagers avec des ingrédients naturels et bio.

  • Laver ses vêtements avant de les porter et préfère les de seconde main.

  • Aérer quotidiennement son logement.


6ième étape : le bon fonctionnement intestinal


La muqueuse intestinale sert de bouclier contre les agressions extérieures.

Le problème est qu’une altération de la muqueuse intestinale va engendrer une perméabilité intestinale. Les liaisons ne seront plus assez serrées et laisseront donc passer toutes sortes de molécules indésirables. Ces molécules entraîneront alors une réponse immunitaire de la part de ton organisme et donc une inflammation !


En fonction de votre organisme, il y aura des conseils à suivre pour améliorer ce transit.




FINALEMENT : trouver son propre équilibre


Ensemble, on trouvera une alimentation variée, équilibrée, personnelle qui convient, au corps, à l'esprit et répondra à la maladie.

L 'alimentation s'adaptera aux envies, aux p plaisirs et aux besoin du corps.


Les objectifs se mettront au fur et à mesure du temps ( il varie pour chacune).

On ne change pas tout en 1 semaine.

On reprend un mode de vie différent et pour la vie, alors on a le temps.


Florence COY

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